Entrevue avec David Larochelle, artiste en compositing, Ubisoft Digital Arts

23 mars 2008

Écrit par

David LarochelleDiplômé du Centre NAD en Animation 3D et effets visuels en cinéma et télévision, promotion automne 2005

1- Quel est ton parcours académique? J’ai fait une technique en électronique mais ce n’était pas mon domaine. Souhaitant étudier en compositing, j’ai donc cherché une école pouvant me donner la formation la plus poussée. Le Centre NAD m’a semblé le meilleur choix et je ne regrette pas ma décision.

2- Quels sont tes souvenirs du Centre NAD? Je garde comme souvenirs des professeurs sympathiques, des étudiants très motivés, les 5 à 7, la démo d’intégration vidéo qui est la plus intéressante pour un artiste en Compositing.

3-Après le NAD, quel a été ton premier emploi? Deux semaines après la fin du NAD, je travaillais pour le studio de cinématique d’Ubisoft.

4-En quoi le Centre NAD t’a permis d’intégrer directement le marché du travail? Le Programme de cinéma est très exigeant et nous force à travailler très fort ce qui nous prépare à une industrie qui bouge vite et qui, elle-même, est exigeante.

5-Où travailles-tu présentement et quel poste occupes-tu? Je travaille toujours chez Ubisoft. Toutefois, j’ai fait le transfert avec tout le studio de cinématique vers le nouveau studio d’Ubisoft  »Digital Arts » qui est le studio d’effets spéciaux d’Ubisoft. Nous nous spécialisons graduellement dans des  »short films » d’animation et d’intégration en vue de faire un long métrage. Je suis un artiste en compositing numérique et mes rôles sont, entre autre, de faire du Keying et d’intégrer des images numériques dans du  »footage live ». Pour les films d’animation, je prends tous les éléments 3d pour en faire un tout uniforme.

6-Comment en es-tu venu à travailler en Compositing? J’ai toujours voulu faire du compositing, depuis l’adolescence et avec la venue des  »making of » sur dvd, c’est le travail qui m’a toujours passionné le plus. Je suis rentré au Centre NAD car même avant le nouveau programme de Compositing, c’était la seule place où la formation semblait la mieux me préparer à cette industrie.

7-Qu’aimes-tu du travail d’artiste en Compositing? Tout, mais surtout le fait que presque toutes les pubs, films et cinématiques de jeux exigent un ou plusieurs artistes en compositing à la fin de la chaîne de production. Étant à la fin de cette chaîne, la tâche est très grande et les défis le sont tout autant. Les horaires sont parfois difficiles et exigeants mais quand ont voit le résultat, tout est oublié! Comme c’est le moment où tous les éléments numérique et live sont mixés, c’est là où l’on voit vraiment tout prendre forme.

8-Quelles sont, selon toi, les qualités que doivent posséder un artiste en Compositing pour réussir? Il faut un sens logique très pointu car les logiciels de compositing l’exigent par leur complexité. Une bonne mémoire est également requise car l’interface des logiciels est très lourde. Il faut savoir gérer son stress car étant à la fin de la chaîne de production, le niveau de stress est très élevé et les deadlines sont très serrées. Enfin, il faut un oeil très artistique pour pouvoir avoir une harmonie et un style uniforme d’une scène à l’autre.

9-Quels sont les défis que tu rencontres dans ton métier? Chaque projet est différent. Ce n’est pas du tout répétitif et il faut toujours trouver de nouveaux moyens pour résoudre de nouveaux problèmes, et ce, à chaque jour.

10-Quels sont les projets sur lesquels tu as travaillé? Le trailer de End of War, la cinématique d’Assasin’s Creed et plusieurs projets internes

11-As-tu un rêve : exemple : travailler sur un projet en particulier? J’aimerai bien un jour pouvoir travailler sur un projet de Weta Digital pour vivre une méga production à l’interne.